Depuis le 18 juillet, d’intenses échanges avec le HCRR, l’Élysée et Matignon ont eu lieu. L’UNAPL a fait preuve de fermeté et de détermination pour faire connaître le mécontentement des professions libérales face à un projet de réforme, tel qu’envisagé, qui nierait leurs spécificités.

Le 21 août, la ministre des Solidarités et de la Santé a indiqué la tenue d’une vaste concertation citoyenne sur la Réforme des retraites, et le Premier ministre a indiqué, de son côté, qu’il rencontrerait les organisations représentatives les 5 et 6 septembre à Matignon. Le 26 août, le président de la République a insisté sur la nécessité de rechercher des solutions afin de ne pas pénaliser les professions risquant d'être « lésées » par la réforme.

Face à cette situation, pour décider de la conduite à tenir, l’UNAPL a réuni ses organisations membres dans le cadre de son Conseil National.

Le Conseil National a réaffirmé les critiques formulées à l’égard des propositions contenues dans le rapport Delevoye qui conduisent l’UNAPL à rejeter le projet de réforme tel qu’il se présente.

Le Conseil National estime que, dès lors qu’il existe encore une voie de négociation, il convient de s’en saisir pour poursuivre le dialogue afin de faire bouger les lignes. Pour autant, le Gouvernement doit entendre l’impatience et l’inquiétude exprimées par les professions libérales : elles sont légitimes.

Le Gouvernement doit comprendre qu’il est désormais urgent d’apporter des réponses aux professionnels libéraux en revoyant sa copie.

Si, au terme de la nouvelle phase de concertation qui s’ouvre, aucune des exigences légitimes des professions libérales portées depuis plusieurs mois par l’UNAPL ne trouve de traduction concrète dans les nouvelles propositions du Gouvernement, le Conseil National de l’UNAPL organisera une mobilisation nationale de toutes les professions libérales.

Pour cette raison, l’UNAPL ne se joindra pas au mouvement du 16 septembre.

 

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